VOIR: Shortpants Romance

VOIR Montréal, 21 janvier 2010 Shortpants Romance : animosité positive Julie LedouxOriginaires de Québec, les trois membres de Shortpants Romance roulent sur le punk rock depuis maintenant trois ans et lancent enfin leur premier album, Shotgun Divorce sur leur étiquette maison, Vintage Violence Records. Le trio développé dans un coin de lancien 2 et ½ de Catherine et Ralph tire aussi son origine de la complicité musicale précédemment acquise par Ralph et Simon. Évoluant au même rythme que leur musique punk rock, voire No Wave (et non pas «New Wave»), les membres de Shortpants Romance parviennent désormais à trouver une façon de travailler qui leur est propre, selon Rülf (Ralph Elewani, voix et guitare) : « On travaille mieux ensemble maintenant. Avant, il y avait plus de picossage nocif. » Et Encyclopédine (Catherine VL, voix et guitare) de sétonner : «Tu trouves? Ben& jai vieilli!» Vient sajouter Simon (G.) à la batterie et le groupe, fin prêt pour la gloire, croise le fer sur Shotgun Divorce, titre inspiré dun shotgun wedding, un mariage arrangé. Si on sent déjà que le groupe évoque une forme danimosité dans son style et sa nomination dalbum, cest quil est conscient que trop, cest comme pas assez : « Dans notre cas, pratiquer, ça se rapprocherait dun souper de famille qui serait forcé& plusieurs fois par semaine. », philosophe Rülf. « Maintenant, je suis capable de le voir comme ça. Si on pratiquait trois fois par semaine, ça ne marcherait pas », continue-t-il. Même son de cloche du côté dEncyclopédine : « Ça enlèverait leffet de spontanéité! » Pour Shortpants Romance, lesprit DIY est très présent, tant dans lesthétique et lenregistrement que dans la production. Lesprit punk à son meilleur ? « On nest pas très axés sur la technique et lesthétique léchée!», avoue Catherine. « Cest plutôt cogité en termes de ce qui serait bon pour notre musique. Si on peut reproduire le son quon a dans notre tête, on va être contents. Cest subjectif, mais ce sera mieux que si on le fait en rapport aux standards des autres. », poursuit Ralph. « Dans tout ce quon fait, on est amateurs, mais on en est de bons, je crois! On est plus fanatiques que professionnels, je pense. » Cest dailleurs dans cette optique que Catherine a créé la pochette du LP, une première Suvre à ajouter à son portfolio. La courte durée de Shotgun Divorce (11 morceaux en 25 minutes!) nest pas étrangère aux goûts personnels des membres de Shorpants Romance. En spectacle, «On joue le plus court laps de temps possible!», lance Rülf. « Je pense quon a des déficits dattention. » Cette dernière poursuit dans la même vague, interpellée : « Les concerts, de toute façon, ce serait nimporte qui, jaime vraiment mieux quand cest bref, que ça se termine et que ten veux plus. » Sur scène, le trio reproduit cette efficacité musicale, sans pour autant en faire un coït interrompu. De toute manière, dans loptique punk, cest sur scène que ça se passe : « Je pense que Ralph et moi, on a une mise en scène naturelle », affirme Catherine. « On essaie dout-rocker lautre et on est fâché quand lautre réussi! Mais dès quon descend de scène, cest fini, tsais. », conclut Ralph.

VOIR Montréal, 21 janvier 2010

Shortpants Romance : animosité positive

Julie Ledoux

Originaires de Québec, les trois membres de Shortpants Romance roulent sur le punk rock depuis maintenant trois ans et lancent enfin leur premier album, Shotgun Divorce sur leur étiquette maison, Vintage Violence Records.

Le trio développé dans un coin de l’ancien 2 et ½ de Catherine et Ralph tire aussi son origine de la complicité musicale précédemment acquise par Ralph et Simon. Évoluant au même rythme que leur musique punk rock, voire No Wave (et non pas «New Wave»), les membres de Shortpants Romance parviennent désormais à trouver une façon de travailler qui leur est propre, selon Rülf (Ralph Elewani, voix et guitare) : « On travaille mieux ensemble maintenant. Avant, il y avait plus de “picossage nocif”. » Et Encyclopédine (Catherine VL, voix et guitare) de s’étonner : «Tu trouves? Ben… j’ai vieilli!» Vient s’ajouter Simon (G.) à la batterie et le groupe, fin prêt pour la gloire, croise le fer sur Shotgun Divorce, titre inspiré d’un shotgun wedding, un mariage arrangé.

Si on sent déjà que le groupe évoque une forme d’animosité dans son style et sa nomination d’album, c’est qu’il est conscient que trop, c’est comme pas assez : « Dans notre cas, pratiquer, ça se rapprocherait d’un souper de famille qui serait forcé… plusieurs fois par semaine. », philosophe Rülf. « Maintenant, je suis capable de le voir comme ça. Si on pratiquait trois fois par semaine, ça ne marcherait pas », continue-t-il. Même son de cloche du côté d’Encyclopédine : « Ça enlèverait l’effet de spontanéité! »

Pour Shortpants Romance, l’esprit DIY est très présent, tant dans l’esthétique et l’enregistrement que dans la production. L’esprit punk à son meilleur ? « On n’est pas très axés sur la technique et l’esthétique léchée!», avoue Catherine. « C’est plutôt cogité en termes de ce qui serait bon pour notre musique. Si on peut reproduire le son qu’on a dans notre tête, on va être contents. C’est subjectif, mais ce sera mieux que si on le fait en rapport aux standards des autres. », poursuit Ralph. « Dans tout ce qu’on fait, on est amateurs, mais on en est de bons, je crois! On est plus fanatiques que professionnels, je pense. » C’est d’ailleurs dans cette optique que Catherine a créé la pochette du LP, une première œuvre à ajouter à son portfolio.

La courte durée de Shotgun Divorce (11 morceaux en 25 minutes!) n’est pas étrangère aux goûts personnels des membres de Shorpants Romance. En spectacle, «On joue le plus court laps de temps possible!», lance Rülf. « Je pense qu’on a des déficits d’attention. » Cette dernière poursuit dans la même vague, interpellée : « Les concerts, de toute façon, ce serait n’importe qui, j’aime vraiment mieux quand c’est bref, que ça se termine et que t’en veux plus. » Sur scène, le trio reproduit cette efficacité musicale, sans pour autant en faire un coït interrompu. De toute manière, dans l’optique punk, c’est sur scène que ça se passe : « Je pense que Ralph et moi, on a une mise en scène naturelle », affirme Catherine. « On essaie d’out-rocker l’autre et on est fâché quand l’autre réussi! Mais dès qu’on descend de scène, c’est fini, t’sais. », conclut Ralph.